Vous avez du mal à vous satisfaire de ce que vous faites ? Vous avez tendance à vous fixer des objectifs très élevés, à vous attarder sur le moindre détail ou à considérer qu’un résultat aurait toujours pu être meilleur ?
Être exigeant avec soi-même peut être une qualité. Cela peut nous pousser à progresser, à nous investir pleinement dans nos projets et à donner le meilleur de nous-mêmes.
Cependant, lorsque cette exigence devient permanente, que l’erreur est difficile à accepter et que bien faire ne semble jamais suffisant, le perfectionnisme peut devenir source de stress, de frustration et parfois même nous empêcher d’avancer.
Car derrière le besoin de tout faire parfaitement peuvent se cacher différents mécanismes : peur de l’échec, peur du jugement, manque de confiance en soi, besoin de contrôle ou croyance selon laquelle notre valeur dépend de nos réussites.
En tant qu’hypnothérapeute à Paris 11, j’accompagne des personnes qui souhaitent comprendre et modifier certains automatismes ou croyances profondément ancrés qui entretiennent cette exigence excessive envers elles-mêmes.
Qu’est-ce que le perfectionnisme ?
En psychologie, le perfectionnisme consiste à se comporter comme si la perfection pouvait et devait être atteinte. Sous sa forme extrême, pathologique, le perfectionniste considère toute imperfection comme inacceptable
Une personne perfectionniste peut se fixer des exigences très élevées et avoir beaucoup de mal à accepter que le résultat ne corresponde pas exactement à ce qu’elle avait imaginé.
Elle peut passer beaucoup de temps sur des détails, recommencer plusieurs fois un travail pourtant satisfaisant, avoir du mal à déléguer ou ressentir une forte déception lorsqu’elle commet une erreur.
Le perfectionnisme peut concerner la vie professionnelle, les études, l’apparence physique, le sport, l’organisation de la maison, les relations avec les autres ou encore le rôle de parent.
Être perfectionniste, est-ce forcément un défaut ?
Non, et il est important de distinguer le fait d’avoir des exigences élevées du perfectionnisme qui devient source de souffrance.
Vouloir progresser, être consciencieux(se), avoir le goût du travail bien fait ou chercher à atteindre des objectifs ambitieux peut être extrêmement positif.
La difficulté apparaît lorsque l’on ne s’autorise plus réellement à échouer, à se tromper ou simplement à faire suffisamment bien. Le résultat obtenu peut être excellent et pourtant ne jamais sembler satisfaisant. Une remarque positive sera minimisée tandis qu’une petite critique pourra occuper toutes nos pensées.
Au lieu de se demander si elle a fait du bon travail, la personne perfectionniste finit par se demander ce que j’aurais pu faire de mieux.
Cette exigence permanente peut progressivement nous empêcher de profiter de nos réussites.
Pourquoi devient-on perfectionniste ?
Il n’existe évidemment pas une seule explication. Certaines personnes ont appris très tôt que réussir était important, que l’erreur devait être évitée ou que les compliments arrivaient principalement lorsqu’elles obtenaient de bons résultats. D’autres ont développé une forte exigence envers elles-mêmes pour se rassurer, conserver une forme de contrôle ou éviter le jugement des autres.
Les messages entendus pendant l’enfance peuvent conduire à développer des croyances telles que :
- Je dois être à la hauteur
- Je n’ai pas le droit de me tromper
- Si je fais quelque chose, je dois le faire parfaitement
- Je dois prouver que je suis capable
- Les autres vont voir mes erreurs
À force d’être répétées, ces croyances peuvent devenir tellement familières que nous ne les remettons même plus en question. Nous avons simplement l’impression que nous sommes comme ça.
Pourtant, certains de ces fonctionnements se sont construits au fil de notre histoire et peuvent évoluer.
Quel lien entre perfectionnisme et peur de l’échec ?
La peur de l’échec peut être souvent présente derrière certaines formes de perfectionnisme. Lorsque l’on considère qu’une erreur est normale et fait partie de l’apprentissage, échouer peut être désagréable mais reste acceptable. En revanche, lorsque l’erreur est vécue comme la preuve que nous ne sommes pas à la hauteur ou que nous risquons de décevoir les autres, l’enjeu devient beaucoup plus important.
Il ne s’agit plus simplement de réussir une tâche. Il faut réussir pour se rassurer sur soi-même.
Plus l’enjeu est important, plus la pression augmente. On vérifie davantage, on hésite, on anticipe toutes les difficultés possibles et on cherche à éliminer le moindre risque d’erreur.
Mais vouloir supprimer toute possibilité d’échec est impossible.
Le perfectionnisme peut alors devenir épuisant.
Pourquoi le perfectionnisme peut-il conduire à procrastiner ?
On pourrait imaginer qu’une personne perfectionniste commence immédiatement son travail pour être certaine de bien le réaliser. Pourtant, dans certaines situations, c’est exactement l’inverse qui se produit.
Lorsque l’on souhaite faire quelque chose parfaitement, commencer peut devenir particulièrement difficile.
Il faudrait disposer de suffisamment de temps, être parfaitement concentré(e), avoir toutes les informations nécessaires et savoir exactement comment procéder. On attend alors le bon moment. Et ce bon moment n’arrive pas toujours. La tâche paraît tellement importante que nous la repoussons.
Le perfectionnisme peut ainsi contribuer à la procrastination lorsque la peur de mal faire devient plus forte que l’envie de commencer.
Reporter permet momentanément de ne pas se confronter au risque d’obtenir un résultat imparfait.
Quel lien entre perfectionnisme et regard des autres ?
Le perfectionnisme ne concerne pas toujours uniquement notre propre regard sur nous-mêmes. Il peut également être étroitement lié à ce que nous imaginons que les autres attendent de nous.
Nous voulons donner une bonne image, ne pas décevoir, ne pas paraître incompétent ou faible.
Et pourtant, le regard le plus sévère n’est jamais celui des autres mais celui que nous imaginons qu’ils portent sur nous.
Nous anticipons leurs réactions, leurs critiques ou leur déception. Cette peur du jugement peut nous conduire à vouloir tout contrôler et à placer la barre toujours plus haut.
Ce cercle vicieux, de chercher constamment à répondre aux attentes réelles ou supposées des autres nous éloigne alors progressivement de nos propres besoins.
Perfectionnisme et confiance en soi : quel rapport ?
On pourrait penser qu’une personne très exigeante avec elle-même possède une grande confiance en elle. Ce n’est pas toujours le cas. Le perfectionnisme peut parfois masquer une confiance en soi fragile. La personne se rassure alors grâce à ses résultats. Tant qu’elle réussit, tout va bien. Mais lorsqu’elle commet une erreur ou n’atteint pas l’objectif qu’elle s’était fixé, le doute peut rapidement réapparaître.
La confiance en soi devient alors dépendante de la performance.
Apprendre à reconnaître sa valeur indépendamment d’un résultat, accepter ses erreurs et reconnaître ses réussites permet progressivement de développer une confiance en soi plus stable.
Quand vouloir tout contrôler devient épuisant
Le perfectionnisme demande énormément d’énergie, puisqu’il implique fréquemment de tout vérifier, tout anticiper, de recommencer, de se demander sans cesse si l’on aurait pu faire mieux.
Souvent, la personne perfectionniste a aussi du mal à déléguer parce qu’elle pense que les choses ne seront pas faites exactement comme elle le souhaite.
La charge mentale d’une personne perfectionniste devient génératrice de beaucoup de stress, du fait de la pression permanente qu’elle s’inflige, et qui devient, à la longue, épuisante.
Comment lâcher prise quand on est perfectionniste ?
Le perfectionnisme fonctionne souvent selon une logique très binaire : c’est réussi ou c’est raté, c’est parfait ou ce n’est pas assez bien, je maîtrise ou je ne maîtrise pas.
Or, la réalité se situe rarement dans ces extrêmes et apprendre à accepter un résultat correct ne signifie pas devenir moins exigeant ou renoncer à ses ambitions.
Cela signifie plutôt apprendre à adapter son niveau d’exigence à chaque situation, à accepter que toutes les tâches ne nécessitent pas le même investissement, que toutes les erreurs n’ont pas les mêmes conséquences, et surtout, qu’une erreur ne définit jamais à elle seule nos compétences ou notre valeur.
Comment l’hypnose peut-elle aider face au perfectionnisme ?
L’hypnose Ericksonienne permet de travailler sur certains automatismes, émotions et croyances profondément ancrés qui influencent nos comportements.
En état d’hypnose, la partie consciente de notre mental se met davantage en retrait, laissant ainsi plus de place à l’inconscient, qui a enregistré tous nos automatismes depuis l’enfance.
Il devient alors possible d’explorer certains mécanismes inconscients qui entretiennent le perfectionnisme.
- Pourquoi ai-je autant besoin de réussir ?
- Qu’est-ce que représente l’erreur pour moi ?
- Quel est le risque que je cours si le résultat n’est pas parfait ?
Si des comportements perfectionnistes génèrent du stress, vous empêchent de passer à l’action ou vous conduisent à douter constamment de vous-même, un accompagnement en hypnose peut vous aider à explorer les mécanismes inconscients qui entretiennent cette exigence et à développer progressivement davantage de souplesse.
Lorsque le perfectionnisme est associé à la peur de l’échec, au manque de confiance en soi, à la peur du jugement ou à certaines croyances limitantes, l’hypnose permet de travailler sur ces mécanismes et de mobiliser vos propres ressources inconscientes.
Il peut notamment s’agir d’apprendre à accepter davantage l’imperfection, à prendre du recul face à l’erreur, à diminuer certaines exigences excessives ou encore à dissocier progressivement sa valeur personnelle de ses performances.
Chaque accompagnement est unique.
Lors de notre première rencontre, nous prenons le temps d’échanger sur votre situation et les objectifs que vous souhaitez atteindre afin de construire un accompagnement personnalisé.
Maître Praticienne en hypnose Ericksonienne depuis 7 ans, je vous accompagne avec bienveillance dans un cadre confidentiel et adapté à votre situation.
J’accueille des adultes et des adolescents au cabinet situé dans le 11ᵉ arrondissement de Paris ou, lorsque cela est approprié, en consultation à distance.
Si vous recherchez une hypnothérapeute à Paris 11 ou souhaitez découvrir l’hypnose à Paris pour travailler sur le perfectionnisme, la peur de l’échec, la confiance en soi, le stress ou certains blocages, je serai heureuse de vous accompagner.
Vous pouvez me contacter via le formulaire disponible sur mon site ou prendre directement rendez-vous en ligne via Crenolibre pour une consultation au cabinet situé au 1/3 rue du Morvan, à Paris 11.
Je reste également à votre disposition si vous souhaitez échanger ou obtenir des informations complémentaires sur l’hypnose Ericksonienne.
Au plaisir de vous accueillir prochainement.
Vous pouvez également me suivre sur Instagram.
FAQ – Perfectionnisme et hypnose
Être perfectionniste est-il forcément négatif ?
Non. Avoir des exigences élevées, être consciencieux ou aimer le travail bien fait peut être une qualité. Le perfectionnisme devient problématique lorsqu’il génère une pression excessive, une peur importante de l’erreur ou empêche de profiter pleinement de ses réussites.
Pourquoi suis-je perfectionniste ?
Les origines du perfectionnisme peuvent être multiples. Il peut notamment être associé à l’éducation, à des apprentissages anciens, à la peur de l’échec ou du jugement, à un besoin de contrôle ou à certaines croyances sur la réussite et la valeur personnelle.
Quel est le lien entre perfectionnisme et procrastination ?
Lorsque l’on souhaite faire quelque chose parfaitement, commencer peut devenir difficile. La peur de mal faire, de commettre une erreur ou de ne pas être à la hauteur peut conduire à repousser certaines tâches. Le perfectionnisme peut donc, dans certaines situations, favoriser la procrastination.
Comment apprendre à accepter de faire des erreurs ?
Il ne s’agit pas d’aimer l’échec mais d’apprendre à le considérer comme une possibilité parfois nécessaire pour progresser. Commencer par accepter de petites imperfections dans des situations sans enjeu peut permettre progressivement d’assouplir ses exigences.
L’hypnose peut-elle aider à être moins perfectionniste ?
L’hypnose peut constituer une approche d’accompagnement efficace lorsque le perfectionnisme est associé à certains automatismes, à la peur de l’échec, au jugement des autres, au manque de confiance en soi ou à des croyances limitantes. Le travail vise notamment à développer davantage de souplesse face à l’erreur et à mobiliser ses propres ressources inconscientes.
Combien de séances d’hypnose sont nécessaires ?
L’hypnose thérapeutique fait partie des thérapies brèves. Le nombre de séances dépend néanmoins de votre situation, de vos objectifs et des mécanismes associés à votre perfectionnisme. Chaque accompagnement est individualisé.
L’hypnose remplace-t-elle un suivi médical ou psychologique ?
Non. L’hypnose constitue un accompagnement complémentaire et ne se substitue pas à un traitement ou à un suivi médical ou psychologique lorsqu’il est nécessaire.




